Préambule.
Titre premier. De l'État et de la souveraineté.
Titre II. Des droits et libertés fondamentaux.
Titre III. Des devoirs.
Titre IV. Du président de la République.
Titre V. Du Gouvernement et du premier ministre.
Titre VI. Du Parlement.
Titre VII. Des rapports entre le Parlement et le Gouvernement.
Titre VIII. De la Haute Cour de justice.
Titre IX. Du pouvoir judiciaire.
Titre X. Du Conseil constitutionnel.
Titre XI. Du Conseil économique et social.
Titre XII. Du Conseil supérieur de l'information et de la communication.
Titre XIII. De la force publique.
Titre XIV. Des collectivités locales.
Titre XV. Des traités et accords internationaux.
Titre XVI. De la révision de la Constitution.
Titre XVII. Des dispositions transitoires et finales.

[En 1990, devant la multiplication des grèves, le parti congolais du travail abandonne la référence au marxisme-léninisme et se prononce en faveur du multipartisme. Le président Sassou Nguesso accepte aussi la réunion d'une Conférence nationale sur le modèle de celles qui se déroulent dans d'autres pays africains pour encadrer le changement de régime politique. Une nouvelle Constitution (la 6e) est approuvée par référendum le 15 mars 1992. Mais Sassou Nguesso arrive seulement en troisième position lors du premier tour de l'élection présidentielle, qui voit triompher au second tour Pascal Lissouba, l'ancien premier ministre « gauchiste » du régime Massemba-Debat en 1963. Dès 1993, débutent des affrontements armés qui interdiront la tenue de l'élection présidentielle prévue en 1997, et finalement Sassou Nguesso reprend le pouvoir.]

Préambule.
L'unité, le travail, le progrès, la justice, la dignité, la liberté, la paix, la prospérité et l'amour de la patrie ont été depuis l'indépendance, notamment sous le monopartisme, hypothéqués ou retardés par le totalitarisme, la confusion des pouvoirs, le népotisme, l'ethnocentrisme, le régionalisme, les inégalités sociales et les violations des libertés fondamentales.

L'intolérance et la violence politiques ont fortement endeuillé le pays, entretenu et accru la haine et les divisions entre les différentes communautés qui constituent la Nation congolaise.

Le coup d'État s'est inscrit dans l'histoire politique du Congo comme seul moyen d'accéder au pouvoir et a annihilé l'espoir d'une vie véritablement démocratique.

En conséquence, Nous, Peuple congolais, soucieux de :
- créer un ordre politique nouveau, un État décentralisé où règnent la morale, le droit, la liberté, la démocratie pluraliste, l'égalité, la justice sociale, la fraternité et le bien-être général ;
- préserver le caractère sacré de la personne humaine ;
- assurer à l'individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement harmonieux ;
- garantir la participation de chacun à la vie de la nation ;
- préserver notre unité dans la diversité culturelle ;
- promouvoir une exploitation rationnelle de nos richesses et de nos ressources naturelles ;
- disposer librement de nous-mêmes et de raffermir notre indépendance ;